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Notre Terre ne mérite pas vraiment son nom, le nom de Mer lui conviendrait mieux.
En effet, les mers et océans couvrent la majeure partie ( 70 % ) de notre planète. Leur profondeur est en moyenne de 4 000 mètres, avec une profondeur maximale de 11 000 mètres. Ces dimensions en font le plus grand habitat de notre planète, bien plus important que les forêts tropicales. Paradoxalement, les animaux qui vivent dans les eaux des profondeurs sont très peu connus. En fait, ces eaux sont difficilement accessibles, et des moyens techniques particuliers sont nécessaires pour étudier les grands fonds.

On peut donc se demander si il y a bien une vie dans les profondeurs abyssales. Et si oui, comment vivent-ils malgré des conditions de vie extrêmes ?

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 14:38
 Les êtres vivants recherchent les meilleures conditions pour s'implanter, se nourrir et se multiplier. Dans un écosystème, ils interagissent entre eux et avec leur milieu.

Végétaux et animaux vivent dans un milieu correspondant à leur besoins. Celui-ci est déterminé par des facteurs écologiques : température et salinité de l'eau, lumière, pression, disponibilité de nutriments, courants de surface et de profondeur, nature du substrat ( fonds vaseux, sableux, rocheux ou de galets ). Ces différents paramètres vont influencer à la fois la répartition des êtres vivants, leur abondance et leurs comportements. Ainsi, chaque organisme vivant habite l'écosystème qui lui offre des conditions de vie optimales. Les scientifiques distinguent dans l'océan mondial 64 grands écosystèmes marins.

20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 14:38

              La vie a commencé dans l’eau. Elle apparut à partir des molécules fondamentales (acides aminés et nucléotides) dites prébiotiques, faites d’oxygène, de carbone, l’azote et de phosphore.
Tout au long du premier milliard d’années, elles s’accumulent dans les océans : elles naissent de l’effet des éclairs, de la foudre, de l’intense rayonnement ultraviolet des premiers âges sur l’hydrogène et ses composés (eau, méthane, ammoniaque) présents dans l’atmosphère primitive.
Les molécules ainsi crées se retrouvent alors dans les collections d’eau, les bassins marins de la jeune terre et se concentrent puisque aucun être vivant, aucun prédateur, n’est là pour les absorber.

              Au fil de millions d’années, à force de s’entrechoquer, se côtoyer, ces premières molécules complexes s’agglomèrent, fusionnent et s’unissent en longues chaînes : les protéines et les acides nucléiques, constituants essentiels de la matière vivante.
Les protéines dont  le " matériau " des structures des " chairs " animales et végétales ; elles sont aussi la fine substance des enzymes, activateurs indispensables des réactions biologiques.
La protéine et l’ADN s’unissent alors : c’est la première cellule – et la vie.

 

 

La première cellule

 

              Suite à cette union, une membrane apparut, délimitant ainsi la cellule. Ce fut donc la première cellule " vivante " qui renfermait les supports élémentaires de la vie. Ce qui signifiait que des parcelles de matière, déjà très évoluées puisque ayant franchi le pas entre minéral et organique, étaient devenues des parcelles de vie.
Qui dit vie dit avant tout reproduction, et cette première cellule allait effectivement engendrer toutes les autres, par des reproductions d’abord asexuées, puis sexuées : une prolifération cellulaire qui se poursuit toujours, jusqu’à produire les centaines de milliards de cellules que renferme un organisme humain.
On peut donc penser qu’il y a à peu près 4 milliards d’années sont nées les premières cellules, dans l’eau bien sûr, et que, comme toutes les cellules le sont aujourd’hui, sont faites de 80% d’eau.
La vie va se poursuivre, se développer, se diversifier dans l’eau et grâce à l’eau. Cela pendant plus de 3 milliards d’années, sans possibilité pour un être vivant de s’approcher de la surface de trop près, sous peine de destruction immédiate par les radiations ultraviolettes que n’intercepte alors aucune couche d’ozone.

               Pendant très longtemps, deux milliards d’années, la vie n’a pas évolué puisqu’elle resta strictement monocellulaire. Ces cellules vivantes étaient encore incomplètes, elles n’avaient encore ni noyau ni mitochondries. Elles pouvaient pourtant réaliser le phénomène de la photosynthèse grâce à la lumière qui s’infiltrait dans les couches superficielles des eaux. Ces êtres vivants monocellulaires sont appelés aujourd’hui procaryotes.

               Malgré ces 2 milliards d’années d’immobilisme, le premier grand tournant évolutif se situe il y a 1.8 milliards : des organites (noyau, plastes, mitochondries) s’individualisent dans la substance cytoplasmique de ces êtres unicellulaires afin d’en faire des cellules vivantes à part entière, semblables à celles des plantes et des animaux de notre époque.
Ce furent donc les premiers eucaryotes (les " biens noyautés "), ressemblant à des levures, à des protozoaires amoéboïdes ou flagellés. L’immense micro population marine va peu à peu se diversifier : ces eucaryotes vont donc s’organiser pour mieux vivre et évoluer, cela, soit en entrant en compétition entre eux, en luttant par agression, par prédation, soit au contraire en s’unissant et en réalisant de véritables symbioses.

               Il y a environ un milliard d’années, le deuxième grand tournant évolutif se dessina : à force de multiplications et symbioses, des agrégats de cellules, des organismes pluricellulaires se formèrent. Certains étaient des végétaux, du types algues ou lichens, d’autres des êtres " intermédiaires " entre végétaux et animaux, et d’autres encore de " vrais " animaux, les premiers métazoaires, issus davantage des algues que des protozoaires. Ils devaient ressembler à des vers : des organismes à corps mou, allongé, annelé, qui rampaient sur les boues et les sables des fonds marins ou lacustres.
Au précambrien supérieur, il y a environ 700 millions d’années, la faune pélagique s’enrichit : les échinodermes, les spongiaires, des coelentérés du types des cnidaires (organismes à double feuillet, faits en somme de deux sacs) apparaissent. C’est l’ère des méduses.

               Quand on entre dans la période cambrienne, qui inaugure l’ère primaire, le Paléozoïque comme on dit aujourd’hui, les animaux à corps mou se protègent en s’enveloppant de carapaces : c’est la profusion des invertébrés, à squelette externe, des astéries, des coraux, des escargot, des trilobites surtout ; des animaux avec tête et tronc, semblables aux crabes actuels, parfois ornés d’appendices, d’épines, apparaissent.
Le squelette externe a un autre intérêt que la protection : celui de fournir une armature solide ayant dans l’eau plus de " portance ", conférant plus d’hydrodynamisme, avec pour conséquences des déplacements plus assurés, plus rapides que ceux que pouvait permettre la matière molle, gélatineuse des premiers métazoaires vermiformes ou sacculaires. Mais certains de ces derniers évoluèrent vers une " squelettisation " non plus externe mais interne, sous forme d’un axe central : au début d’une simple tige ou " corde " cartilagineuse (d’où leur nom de cordés), indice de ce qui sera la colonne vertébrale.

               Ces premiers cordés, ce sont les premiers des vertébrés et les premiers poissons. Poissons qui restaient des sortes de vers ou plutôt des organismes vermiculaires non annelés, translucides, sans mâchoires mais pourvus d’ouïes et de cette ébauche de colonne vertébrale (corde). On a retrouvé leurs restes fossilisés dans des sédiments du cambrien supérieur, soit d’environ 500 millions d’années.
De tels poissons primitifs, incomplets, sont encore représentés par une espèce, l’amphioxus (le lancelet), découvert en 1774 dans la mer Noire, et qui vit plutôt dans le sable.

 

Les différentes espèces de poissons vont se différencier à partir de ces vertébrés rudimentaires, en quelques dizaines de millions d’années. Ils vont se transformer en de vrais poissons, avec colonne axiale faite d’éléments séparés. Le premier d’entre eux, le patriarche fut, tel qu’il se présente aujourd’hui, le requin.

 
20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 14:35

On divise l'océan en cinq zones, selon leurs profondeurs:

      - la première est la zone épipélagique, au dessus de 200 mètres de profondeur. Dans cette zone, la lumière de la surface permet la photosynthèse.

      - la seconde est la zone Mésopélagique (ou aphotique), entre 200 mètres et 1 000 mètres de profondeur. A partir de cette zone, le peu de lumière filtrée ne permet plus la photosynthèse.

    - la troisième est la zone Bathypélagique, entre 1 000 et 4 000 mètres. A cette profondeur, la seule lumière existante est celle produite par les organismes bioluminescents. Il n'y a aucune espèce végétale, seulement quelques animaux comme le calamar géant ou le cachalot, qui se nourrissent des déchets de la zone pélagique ou en chassant d'autres organismes.

    - la quatrième est la zone Abyssopélagique, entre 4 000 mètres et la croûte océanique. Il n'y a aucune lumière, quelqu'elle soit. La plupart des êtres vivants sont aveugles et albinos.

     - la cinquième est la zone Hadopélagique, des failles océaniques jusqu'à environ 15 000 mètres. Cette zone est très méconnue et seulement de rares espèces sont répertoriées.

On distingue les animaux pélagiques ( qui nagent ou flottent loin des fonds, entre 200 et 1 000 mètres de profondeur ) des animaux benthiques ( qui vivent sur le fond ). La zone abyssale correspond aux profondeurs supérieurs à 4 000 m.

19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 13:23

Plus on descend dans les profondeurs, plus la température chute rapidement. Elle se stabilise à 2°C environ en dessous de 2000 mètres.
La pression, quand à elle, augmente. A 10 000 mètres, elle atteint 1 tonne/cm². Chaque cm² reçoit le poids faramineux de 200 kg et jusqu’à 1 tonne par cm² au fin fond des grandes fosses marines.

 

A plus de 10 Km sous la surface, la vie est là. Pour ne pas être écrasés par la pression, les animaux des grands fonds ont éliminé de leurs corps les cavités remplies de gaz compressible, au profit d’organes pleins d’eau, indéformables.