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Notre Terre ne mérite pas vraiment son nom, le nom de Mer lui conviendrait mieux.
En effet, les mers et océans couvrent la majeure partie ( 70 % ) de notre planète. Leur profondeur est en moyenne de 4 000 mètres, avec une profondeur maximale de 11 000 mètres. Ces dimensions en font le plus grand habitat de notre planète, bien plus important que les forêts tropicales. Paradoxalement, les animaux qui vivent dans les eaux des profondeurs sont très peu connus. En fait, ces eaux sont difficilement accessibles, et des moyens techniques particuliers sont nécessaires pour étudier les grands fonds.

On peut donc se demander si il y a bien une vie dans les profondeurs abyssales. Et si oui, comment vivent-ils malgré des conditions de vie extrêmes ?

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 10:15

Les fumeurs noirs permettent le développement de nombreuses espèces. L'hydrogène sulfuré contenu dans le fluide hydrothermal fournit l'énergie à la vie des bactéries qui vivent en symbiose à l'intérieur des cellules de divers invertébrés (vers, bilvaves...).
 Les bactéries hydrothermales cassent les molécules de sulfure d'hydrogène à l'aide de l'oxygène dissous dans l'eau de mer pour en tirer des sulfates, de l'hydrogène et dégager de l'énergie. Une énergie qu'elles utilisent alors pour fixer le carbone (tiré du CO2, dissous dans l'eau) et fabriquer des carbohydrates, l'élémentaire de la matière vivante.
Les bactéries autotrophes, chimiosynthètiques, existant en grande quantité, sont capables d'utiliser l'H2S pour transformer le gaz carbonique en sucre, selon la formule:

                                            CO 2 + H 2S ----> (CH 2O)+ S 
                                                                     [sucre]

Les bactéries sont des thiobactéries, le déchet de leur métabolisme est le soufre (S). Elles sont adaptées à des températures élevées ainsi qu'à de fortes pressions hydrostatiques (250 à 260 bars). Les sucres qu'elles forment sont à la base des processus énergétiques qui font fonctionner la biocénose et cet écosystème du fond des océans.

Des travaux ont établis que certaines bactéries parvenaient même à se passer d'oxygène . "En effet, une source de carbone, d'hydrogène et d'un autre minéral (fer, soufre, nitrate..) ou gaz dissous (CO2) peuvent suffire", explique Daniel Desbruyères, biologiste au département Environnement profonde de l'Ifremer (Brest). "Autrement dit, il suffit d'eau liquide, de chaleur et de minéraux pour entretenir la vie!". Les chercheurs ont également montré que si certaines bactéries étaient libres; d'autres étaient associées aux tissus des vers, crustacés et autres invertébrés peuplant ces zones. Il s'agit d'un phénomène symbiotique entre ces bactéries productrices d'énergie (sucres) et les invertébrés qui leur offrent un abri. En effet, les bactéries appelées chimiosynthétiques sulfo-oxydantes vivent en symbiose à l'intérieur des cellules de divers invertébrés.
Par exemple, grâce à ses pigments sanguins, le vestimentifère est capable de capter l'hydrogène sulfuré et l'oxygène de l'eau même contenu dans le fluide hydrothermal. Le gaz carbonique, indispensable aux synthèses organiques, est transporté par le sang jusqu'aux bactéries chimiosynthétiques qui jouent alors à leur tour leur rôle. Ainsi pendant leur vie et après leur mort, les bactéries fournissent au vers l'ensemble des substances alimentaires dont il a besoin. L'intérieur ou la proximité des cheminées constitue un milieu de vie totalement différent. En effet, les températures y sont extrêmement élevées et c'est surtout là que l'on trouve en quantité des microorganismes thermophiles ou hyperthermophiles. Ceux-ci se développent entre 45°c et 100°c, voir plus. La température est l'une des variables les plus importantes dans notre environemment. Elle influe directement ou indirectement sur les activités et la distribution des micro-organismes. En effet, ces différents types de bactéries naissent plus rapidement à une température donnée: c'est la température optimale de croissance. La vitesse de croissance diminue lorsque la température s'écarte de cet optimum.

QUELQUES EXEMPLES DE BACTERIES THERMOPHILES ET HYPERTHERMOPHILES SOUS-MARINES
Ordre
Genre
Espèce
Année d'isolement
T° maximale
Clostridiales
Carboxydobrachium
pacificum
2001
70°C
Aquificales
Persephonella
marina
2002
73°C
guaymasensis
2002
70°C
Thermotogales
Marinitoga
camini
2001
55°C
piezophilades
2002
65°C
Thermosipho
melanesiensis
1997
70°C
japonicus
2000
72°C
 

 

 

 

 

Published by Groupe TPE - dans Les fumeurs noirs
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